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Préhistoire et moyen âge

Les îles ont été habitées sporadiquement.

On a retrouvé de nombreuses traces de civilisations anciennes : tumulus, menhirs, débris de poteries du néolithique.

Peu habitées jusqu'au XVIIIème siècle, les îles étaient propriété des Moines de l'Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. Ils assuraient qu'il s'agissait d'un don du Roi Gradlon.

La soude

Ensuite, plusieurs propriétaires se sont succédés. En 1784, un négociant de Cherbourg envoie une vingtaine d'ouvriers normands travailler à la fabrication de la soude qui servait dans la verrerie. Cette soude était extraite des grandes laminaires brunes qui étaient fauchées à la faucille de Mars à Septembre, à marée basse. Après les avoir fait sécher pendant plusieurs jours sur les dunes, ils allumaient de grands feux d'ajoncs dans les fosses qu'ils avaient préalablement creusées à cet effet. Ces fosses, toujours visibles aujourd'hui (notamment à l'Ouest de l'île Saint-Nicolas, près de l'éolienne), ne sont rien d'autre que des tranchées d'une dizaine de mètres, larges de 50 à 60 centimètres et garnies sur le fond et les parois de larges pierres plates.

Une fois que le feu d'ajoncs avait bien pris, on y jetait peu à peu des couches d'algues qui s'y consumaient en dégageant une épaisse fumée âcre. Il restait au fond de la fosse une masse visqueuse que les hommes remuaient à l'aide de longues perches de châtaigniers. Au bout de quelques heures, on cloisonnait cette masse homogène par des dalles transversales. En se refroidissant, les "cendres" formaient des blocs très durs : la soude.

A l'époque, on a accusé la fumée dégagée par cette activité de faire fuir la sardine et les paysans du continent en arrivaient même à craindre pour leurs récoltes. L'activité des soudiers fut donc arrêtée mais redémarra quelques années plus tard, en 1794.

Plus tard, à la fin du XIXème siècle, il y eut une nouvelle tentative sur l'île du Loc'h mais qui échoua rapidement en raison des importations moins coûteuses en provenance du Chili. La cheminée ronde en briques rouges est toujours visible et constitue un bon amer pour les navigateurs.

Les Glénan connurent également une industrie de séchage de sardines et de lieues.

Les viviers

Dès 1870 un vivier fut construit sur l'île Saint Nicolas ainsi que la cale qui permet de débarquer. Cet ouvrage, extrêmement bien placé et bien conçu fut considéré comme un modèle du genre. Il fonctionne par un système de vannes permettant le renouvellement de l'eau au moment de la marée.

Ce vivier accueille des homards et langoustes qui sont destinés aux plus grands restaurants parisiens, et notamment le célèbre restaurant Prunier.

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